Pas de chirurgie ou chirurgie du nez ?
RSC avec polypes nasaux – établir le nouvel étalon-or
Pendant des décennies, la chirurgie du nez et des sinus paranasaux a été l’étalon-or pour traiter les patients atteints de rhinosinusite chronique avec polypes nasaux (RSCpN) non contrôlée par le traitement médical. Cependant, la chirurgie n’est pas une panacée. Chez les patients sévères, les symptômes peuvent réapparaître et la maladie devient non contrôlée, même avec un traitement médical approprié, y compris la chirurgie. Toutefois, nous sommes désormais parvenus à un stade où de nouveaux médicaments peuvent entraîner un changement de paradigme dans le traitement de la RSC avec polypes nasaux, où la chirurgie n’est plus considérée comme l’étalon-or. Pas de chirurgie… ou pas de chirurgie ? Telle est la question.
Il s’agit du débat du Forum de l’innovation d’EUFOREA sur la RSC avec polypes nasaux – établir le nouvel étalon-or. La rhinosinusite chronique avec polypes nasaux, ou RSCpN, est une affection inflammatoire chronique du nez et des sinus paranasaux qui a un impact significatif sur la vie des patients concernés. On estime qu’elle touche environ 1 à 4 % de la population générale et environ 25 à 30 % des patients atteints de rhinosinusite chronique. Un processus inflammatoire sous-jacent est en cause, appelé inflammation de type 2. Cela signifie que la RSCpN s’accompagne souvent de comorbidités, notamment l’asthme et les allergies. Les patients souffrant de RSCpN présentent des symptômes d’obstruction nasale, de troubles de l’odorat avec anosmie, d’écoulement nasal continu et de douleurs faciales.
Tous ces éléments ont un impact considérable sur la qualité de vie du patient, et vivre avec cette affection peut également affecter profondément la santé mentale. Les symptômes psychologiques, notamment la dépression, sont fréquents. En outre, compte tenu du grand nombre de personnes touchées par la maladie, l’impact économique est également significatif, notamment le coût de soins de santé récurrents, l’absentéisme au travail et la perte de productivité. Il est donc essentiel d’améliorer en continu les soins que nous pouvons offrir aux patients atteints de RSCpN et, par conséquent, d’améliorer leur qualité de vie.